Thursday, July 20

Bamako target the Polisario to avoid a confrontation with Alger

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Written by Khalid Ibrahim Khaled

polisario-aqmi-zone.jpgMali, who is facing in its own territory, the terrorist groups Al Qaeda in Islamic Maghreb (AQIM), controlled by Algerian jihadists, attacks the Polisario.

Given the balance of power, Bamako, instead of coming into direct confrontation with Algeria, which houses the headquarters of the Sahrawi independence movement, preferred to plump for the Polisario leadership. The Malian authorities accuse openly Sahrawi Polisario to use recently and repeatedly, the Malian territory to settle scores with men of AQIM and drug traffickers who are active in the Sahel belt and particularly in the north Mali, difficult to control by the local army. The Algerian security services have not allowed the setback as a result of the removal on their own territory, two Spanish aid workers and an Italian on October 23 in the heavily guarded camp of Hassi Rabun, near Tindouf, highlighted elements of the Polisario to try to free the hostages through their intrusion into Malian territory.

Following this case, large heads the top of the Algerian military hierarchy begin to fall, with the sacking early this week, General Abdelkader Kherfi, alias Ahmed, who was replaced as head of the DSI (Department of Homeland Security), by General Athmane Tartag, alias Bashir. The latter was working in the dreaded Department of Intelligence and Security (DRS – military intelligence service), which is the true leader of games in the circles of power in Algeria. ISD, led for years by the late Major General Smain Lamari, is one of the most important structures and most strategic of the DRS. The very discrete pattern of DRS, Major General Mohamed Lamine Mediene, alias Tewfik, has selected the General Tartag, he considers a practical man well-established business of terrorism, unlike its predecessor which profile did not fit his position. A Western diplomat in Algiers think it’s more of a penalty against General Tewfik Kherfi which allocates direct responsibility for the kidnapping of three Europeans in the Polisario camps in Tindouf. An abduction that was perceived as a real slap in the Polisario Front, the national army and other Algerian security services. In addition, the designation in recent days, the Algerian jihadist Abu Al Gham, whose real name is Nabil Makhloufi, “Emir of the Sahara” to replace his compatriot Jwadi Yahia, gave a boost to the changes or anticipated in the senior command positions in the Algerian security services. Abu al-Gham was invested last November by the emir of AQIM, Abdelmalik Droukdal of the monitoring mission of katibas active in the Sahara, ie the “zone 9” under his authority in northern Mali, to give a little more punch to their actions. The new emir of the Sahara launched its action, by the two kidnapping of the 24 and 25 November, of five of Westerners in the north of Mali.

The combination of terrorism / kidnapping is a big deal that has not yet revealed all its secrets.

(Francais) Sahel : Bamako cible le Polisario pour éviter une confrontation avec Alger 

Écrit par Khalid Ibrahim KhaledJeudi

Le Mali confronté sur son propre territoire aux groupes terroristes d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), contrôlés par des djihadistes algériens, s’en prend au Polisario. Compte tenu de l’équilibre des forces, Bamako, au lieu d’entrer directement en confrontation avec l’Algérie qui abrite le quartier général du mouvement indépendantiste sahraoui, a préféré jeter son dévolu sur la direction du Polisario.

Les autorités maliennes accusent ouvertement des Sahraouis du Polisario d’utiliser ces derniers temps et de manière récurrente, le territoire malien pour régler leurs comptes avec les hommes d’Aqmi et les narcotrafiquants qui s’activent dans la bande du Sahel et notamment dans le nord du Mali, difficilement contrôlable par l’armée locale. Les services de sécurité algériens qui n’ont pas admis le revers subi à la suite de l’enlèvement sur leur propre territoire, de deux humanitaires espagnols et d’une italienne, le 23 octobre dernier dans le camp hautement surveillé de Hassi Rabuni, près de Tindouf, ont mis en avant des éléments du Polisario pour tenter de libérer les trois otages à travers leur intrusion en territoire malien.

A la suite de cette affaire, de grosses têtes du sommet de la hiérarchie militaire algérienne commencent à tomber, avec le limogeage ce début de semaine, du général Abdelkader Kherfi, alias Ahmed, qui a été remplacé à la tête de la DSI (Direction de la sécurité intérieure), par le général Athmane Tartag, alias Bachir. Ce dernier travaillait dans le redoutable Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS – service de renseignement militaire), qui est le véritable meneur de jeux dans les cercles du pouvoir algérien. La DSI, dirigée pendant plusieurs années par le défunt général major Smaïn Lamari, est l’une des structures les plus importantes et les plus stratégiques du DRS. Le très discret patron du DRS, le Général Major, Mohamed Lamine Mediène, alias Tewfik, a porté son choix sur le général Tartag, qu’il considère comme étant un homme de terrain bien rodé aux affaires du terrorisme, contrairement à son prédécesseur dont le profile ne cadrait pas avec le poste qu’il occupait.

Un diplomate occidental en poste à Alger, pense qu’il s’agit plutôt d’une sanction contre le général Kherfi auquel Tewfik impute directement la responsabilité du kidnapping des trois européens dans les camps du Polisario à Tindouf. Un rapt qui avait été perçu comme une vraie gifle pour le Front Polisario, l’armée nationale et les autres services de sécurité algériens.

Par ailleurs, la désignation ces derniers jours, du djihadiste algérien Abou Al Ghama, de son vrai nom Makhloufi Nabil, «émir du Sahara » en remplacement de son compatriote Yahia Jwadi, a donné un coup d’accélérateur aux changements intervenus ou prévus dans les hauts postes de commandement dans les services sécuritaires algériens.

Abou Al Ghama avait été investi en novembre dernier, par l’émir d’Aqmi, Abdelmalik Droukdal de la mission de suivi des katibas actives dans le Sahara, autrement dit la « zone 9 », relevant de son autorité dans le Nord du Mali, afin de donner un peu plus de punch à leurs actions. Le nouvel émir du Sahara a inauguré son action, par les deux rapts les 24 et 25 novembre dernier, de 5 Occidentaux dans le nord du Mali. La combinaison terrorisme/Kidnappings est une grosse affaire qui n’a pas encore révélé tous ses secrets.

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